Partager l'article ! Les associations en quête de sang neuf: [ 25/06/08 ] Le monde universitaire à l'envers... Lors du dernier séminaire de Fra ...
Le Genepi n'emploie que trois salariés mais compte 1.300 membres, des étudiants tous bénévoles, sauf une quinzaine de dirigeants. Toute la mécanique repose sur une formation interne lourde, pour chacun. Une nécessité car les « génépistes », en majorité des jeunes femmes, se renouvellent à 70 % tous les ans. Pour les responsables, on frise les 100 %, sachant que la deuxième année permet de prendre des responsabilités dans l'association, en grimpant rapidement les échelons, du bénévole de terrain au bureau national.
Il s'agit d'un cas extrême qui tient du laboratoire d'idées, avec sa formation à la fois « verticale », qui permet de dispenser des savoirs nécessaires, et « horizontale », pour permettre aux nouveaux venus de s'approprierce projet associatif, grâce à un gros travail lors des assises annuelles. Sans tomber dans la naïveté : les dirigeants de ce mouvement en renouvellement perpétuel ont le plus souvent exercé des responsabilités dans d'autres associations, dans une vie antérieure. Et on peut parier qu'ils en exerceront par la suite, ailleurs...
C'est un secret de Polichinelle : il est difficile de s'improviser élu du conseil d'administration, membre du bureau et plus encore président d'une association, même pour un bénévole très motivé. Sauf à créer une toute petite association, sans trop de liens avec l'extérieur... En plus, les greffes ont du mal à prendre, y compris quand des administrateurs de grandes associations se retrouvent à la tête de plus petites, a fortiori lorsque de jeunes cadres retraités ne peuvent s'empêcher d'importer leurs réflexes d'entreprise.
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