Mercredi 25 juin 2008
3
25
/06
/Juin
/2008
17:00
Analyse. - Yves Genier - Mardi 24 juin 2008
Déception dans la péninsule arabe. Les banquiers centraux des Etats membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) devaient confirmer il y a deux semaines le lancement de la monnaie unique
régionale en 2010, selon un scénario établi il y a trois ans. Las, les monnaies nationales des six membres de cette organisation régionale (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït,
Oman, Qatar) ont encore un bel avenir. Désormais, ce qui devrait être mis en place dans deux ans, ce sera un simple embryon de banque centrale.
Pourquoi cette reculade dans l'un des plus ambitieux projets d'intégration financière régionale depuis la zone euro? La raison tient principalement en un seul mot: l'inflation. Celle-ci atteint
14% au Qatar et 11% dans les Emirats alors que celle de l'Arabie saoudite est maintenue à 4,1%. L'envol des prix s'avère un puissant explosif logé dans une mécanique encore en pleine ébauche. Il
devient en effet très difficile pour les mauvais élèves de satisfaire aux critères d'intégration monétaire, à savoir un taux d'inflation qui ne dépasse pas la moyenne des six Etats membres de 2
points de pourcentage.
La raison de cet envol, particulièrement au Qatar et au Koweït, provient de l'explosion de la masse monétaire dans ces petites économies. Or, celles-ci sont toujours plus écartelées entre le
déluge des bénéfices du pétrole cher, d'une part, et la volonté apparemment inébranlable de leurs autorités de maintenir un taux de change fixe entre leurs monnaies et le dollar américain,
d'autre part.
LIRE LA SUITE
Par MODEM MARNE & CHANTEREINE - CHELLES
-
Publié dans : LA CRISE FINANCIERE, ECONOMIQUE & SOCIALE
0
Commentaires Récents