Mercredi 1 juillet 2009
3
01
/07
/Juil
/2009
17:22
UNIVERSITE DES SCIENCES ET TECHNOLOGIES DE LILLE
Mise en perspective des savoirs
Frédéric GILLI
Etude exploratoire pour la DIACT – juin 2007
EXTRAIT
"Il existe de très nombreux travaux universitaires positionnant Paris parmi les grandes métropoles mondiales : études générales de comparaison entre « villes
mondiales », études sur les grandes métropoles déclinées ponctuellement sur telle ou telle ville dont Paris, études sectorielles visant à positionner l’économie francilienne dans ses différentes
composantes, sans parler des nombreuses comparaisons et classements menés par les entreprises de conseil ou la presse.
La question internationale, et c’est heureux, est évidemment très présente dans l’esprit des aménageurs et responsables politiques ou économiques, franciliens
et nationaux (puisque Paris ne cesse d’être une question dont les enjeux dépassent la seule région capitale). Elle fait l’objet d’un cadrage très tôt dans le SDRIF (ce qui dénote d’ailleurs une
évolution par rapport au SRDE), puisque le « rayonnement mondial » est un des trois défis que la région Ile-de-France doit relever. Mais elle est également très présente dans les travaux de
l’IAURIF, de la CCIP, de la DREIF, de la DRIRE et des différentes agences de développement présentes dans la région (de l’ARD à l’agence de développement du Val de Marne en passant par Paris
Ile-de-France capitale économique, les différents pôles de compétitivité, etc.).
La problématique internationale ressort aussi très nettement dans les nombreux cadrages réalisés par les groupes d’experts réunis par la DREIF dès 2003 pour
réfléchir à l’avenir de l’Ile-de-France, dont un groupe spécifique réuni sous la présidence de Régis Baudouin pour travailler à La place de la région dans le monde et en Europe. Le constat de
départ de ces travaux est d’ailleurs particulièrement clair et plutôt volontariste (sinon raisonnablement alarmiste par moment) : « L’Ile-de-France est une métropole jouant des rôles
spécifiques au niveau mondial. (…) Ces rôles ne sont pas acquis et (la) région ne pourra continuer à les jouer que dans la mesure où elle saura faire face à des concurrents globaux ou
spécialisés, qu’ils existent déjà ou qu’ils émergent dans les années ou les décennies à venir. (…) L’Ile-de-France ne peut se considérer comme dépositaire de rentes, bien au contraire. (Elle)
doit non seulement attirer ou le plus souvent générer des activités nouvelles (…) mais aussi conserver les entreprises et activités qu’elle possède ». On notera le « attirer ou générer » qui
met en lumière l’idée que les clefs de la mondialisation ne sont pas uniquement dans la captation de richesses étrangères via le jeu des avantages comparatifs ou des marchés captifs, mais que
chaque ville est en elle-même porteuse de richesses humaines.
L’objectif de ce travail n’est pas de répliquer ces études, ni de les résumer, mais de faire le point sur ce que nous disent ces différents travaux des
questions qui se posent aujourd’hui à la région parisienne dans le ‘nouveau’ contexte métropolitain international et de mettre les études existantes en perspective par rapport aux autres
métropoles.
LIRE LA SUITE
Par MODEM MARNE & CHANTEREINE - CHELLES
-
Publié dans : GRAND PARIS / PARIS METROPOLE
0
Commentaires Récents