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Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /Août /2009 10:53

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Delphine Minoui, correspondante au Moyen-Orient

Dans un contexte de crispation des relations franco-iraniennes, notamment sur le nucléaire, Téhéran attend sans doute des contreparties à la libération de Clotilde Reiss.

Otage ou bouc émissaire ? À 24 ans, Clotilde Reiss s'est retrouvée, malgré elle, à l'avant-scène de la crise iranienne, qu'elle s'était contentée d'aller observer comme simple spectatrice des manifestations post­électorales.


Pour Téhéran, le casting était presque trop parfait. La jeune chercheuse française parle parfaitement le farsi. Après avoir été allocataire, en 2008, de l'Ifri, l'Institut français de recherche en Iran, qui dépend de l'ambassade de France, elle était dernièrement revenue en Iran, pour y enseigner, cette fois-ci, le français à l'université d'Ispahan. Son arrestation permettait facilement d'étayer la thèse iranienne de la «révolution de velours» fomentée par l'Occident. Mais, publiée à la une de la presse internationale, l'image de son visage pâle et frêle au procès de samedi a rapidement desservi les intentions iraniennes en créant l'émoi et en suscitant de vives réactions à haut niveau.


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Par MODEM MARNE & CHANTEREINE - CHELLES - Publié dans : INTERNATIONAL - Voir les 0 commentaires
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Alain MAMOU

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